éditions circé
La poésie coréenne

Ko Un

S'il y a une actualités de la poésie coréenne, depuis quelques années, au début d'octobre (allez savoir pourquoi !?), il serait singulier de ne penser qu'à Ko Un, car c'est un pays qui vit de la poésie et de sa poésie diverse. Où la poésie est lue. Quiconque a vu le film de Lee Changdong (Poetry) le sait .

Nous vous proposons un parcours dans cette poésie-là :

 

• Ko Un : Sous un poirier sauvage
Traduit du coréen par Daekyun Han et Gilles Cyr
2004 | ISBN : 978-2-84242-180-9 | 96 p. | 14 €
« Ko Un est un poète grandiose, un mélange de connaisseur bouddhiste, de libertaire politique passionné, et d’historien naturaliste. ». Allen Ginsberg
« Il ne se contente pas de garder ses idées Zen | et leur effet miraculeux pour lui-même| Il ne se cache pas et ne nous mystifie pas ; | Un caractère enjoué et populaire, | doté d’un esprit comique Zen, d’une profondeur tirée de la vraie vie, | et un véritable poète universel ! | Ko Un se montre plus adroit que les Maîtres Anciens et que les jeunes poètes indistinctement ». Gary Snyder

Oh-Sae-young : Songe de la falaise
Traduit du coréen par Tcho Hye-young | Préface de Jean-Nöel Robert
2000 | 117 p. | ISBN : 978-2-84242-089-5 | 12 €
Le recueil de poèmes de Oh Sae-young, Songe de la falaise, publié à Séoul en 1999, a été écrit pendant le séjour de l’auteur au temple du Dragon sur le mont Chiak, qui est situé dans le nord-est de la Corée du Sud. Les poèmes de ce recueil témoignent d’une correspondance intime et profonde entre l’homme et la nature qui l’entoure et tracent un chemin bouddhique qui mène de la douleur de l’existence à la libération. Ces poèmes sont comme une prière. C’est dans un silence au delà des mots et de l’intelligence, que fleurit l’éveil.
Né en 1942 en Corée du Sud, Oh Sae-young est considéré aujourd’hui dans son pays comme l’un des rares poètes qui perpétuent la tradition lyrique et spirituelle de la poésie classique. Il a été professeur de poésie coréenne à l’université nationale de Séoul de 1985 à 2007, année où il prit sa retraite. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur la poésie coréenne et autant de recueils de poèmes. Ses recueils de poèmes lui ont valu plusieurs prix – le dernier est le Prix de littérature bouddhique moderne. Une dizaine d’entre eux ont déjà été traduits en plusieurs langues européennes (allemand, espagnol, anglais, portugais, tchèque) et en japonais. Oh Sae-young a été président de la Société des poètes coréens de 2005 à 2007.


Ki Hyoundo : Une feuille noire dans la bouche
Traduit du coréen par  Ju Hyounjin  et Claude Mouchard
2012 | 117 p. | ISBN : 978-2-84242-074-1 • 12 €
Ki Hyoungdo, né en 1960, est mort brutalement en 1989. Le recueil de ses poèmes, dont il n’avait pas eu le temps d’achever la préparation, fut publié par le critique Kim Hyon sous le titre Une feuille noire dans la bouche. Ainsi son seul livre fut-il posthume.
Dans une note de 1988, Ki Hyungdo (qui avait fait des études de politique et de diplomatie à l’université Yonsei de Séoul et qui travaillait dans le journal Chung-ang Ilbo) évoque sa difficulté à composer des poèmes : « Il y eut un temps où j’étais incapable d’écrire durablement. Il faisait mauvais temps sur cette terre, et je ne pouvais le supporter. »
Ces poèmes, dès leur publication, trouvèrent un vaste écho, chez les jeunes en particulier, et ils continuent d’être fort présents pour les poètes coréens d’aujourd’hui.
À nous, lecteurs lointains, cette poésie dit quelque chose de la Corée des années 80 et du « mauvais temps » qui y régnait alors, mais aussi, plus largement, de tout le vingtième siècle, si violent, en Corée.
Cependant, tendue et âpre – jusqu’à ce « réalisme grotesque » dont parle Kim Hyon –, la voix de Ki Hyungdo peut se révéler, soudain, pleine d’une douceur inattendue : elle est alors, simplement, bouleversante.

Tong-gyu Hwang : Les racines d'amour
Traduit du coréen par Hyunja Kim-Schmidt et Thierry Gillybœuf
2000 | 109 p. | ISBN : 978-2-84242-105-2 | 6,86 €
Tong-gyu Hwang (1938) est une des figures les plus représentatives de la poésie coréenne contemporaine. Les poèmes qui composent cette anthologie couvrent les dix recueils que l’auteur a publiés ces quarante dernières années. La narration de la vie quotidienne en s’alliant intimement à l’espace du dedans y transfigure – comme une soudaine commotion – notre quotidien. Dans cette « poésie lyrique théâtrale », l’amour est plus qu’un simple fil d’Ariane, il est le « fonds essentiel » de la poésie, qui nous mène à la « renaissance » et à la « liberté ».


Jungkwon Cho : Une tombe au sommet
Traduit du coréen par Daekyun Han et Gilles Cyr
2000 | 86 p. | ISBN : 978-2-84242-092-5| 6,40€ | C|Po 8
Jungkwon Cho gravit seul la montagne en hiver pour atteindre, au sommet, une tombe à partir de laquelle il pourra connaître un monde nouveau, calme et sacré. La poésie y renaîtra non plus dans une parole simplement écrite, mais, après celle que le blizzard a détruite, dans une parole vécue par une âme purifiée.